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L'histoire qui va suivre est véridique
dans ses moindres détails, à moins qu'une affreuse erreur n'ait tout faussé
depuis le début. Roland
Topor Un cheval est un animal dont la tête
d'un cheval est la tête d'un animal. Augustus
De Morgan |
Voir Pensées & humour
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PARADOXES LOGIQUES Tous plus déroutants les uns que les autres. |
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Voir expériences
amusantes en physique
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Tous les Crétois sont des menteurs. et aussi: Je mens. ou Cette
affirmation est fausse. Voir menteurs / phrases fausses
et s’il est faux qu’elle soit vraie,
alors elle ne peut être fausse. Le paradoxe est intrinsèque et
insoluble. Il reste sans réponse
Alexandre
Koyré, Épiménide le menteur, 1947. Sur le
paradoxe logique de l'autoréférence.
Aucune proposition ne peut exprimer
quelque chose au sujet d’elle-même (…) |
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Paradoxe exposé par Bertrand Russel en 1918
Je rase tous les
hommes du village qui ne se rasent pas eux-mêmes, et seulement ceux-là. Savez-vous qui rase le barbier?
S’il ne se rase pas lui-même, alors son
enseigne ment: de ce fait, il ne raserait pas tous les hommes du village.
Une solution semble être celle qui nie
l’existence de ce barbier.
Note Rasoir d'Adler ou épée laser de Newton Tout ce qui ne peut pas faire l'objet d'une observation univoque ou d'une démonstration ne mérite pas d'être débattu. Voir Rasoir d'Occam |
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Jonathan propose de réfléchir sur ce
paradoxe: Un homme prétend pouvoir ramener à la
vie toute personne décédée dans l'état exact avant qu'elle ne décède, avec
les mêmes souvenirs et la même personnalité. Cette personne est-elle
finalement décédée ou pas? Est-ce vraiment la même personne ou est-ce plutôt
un clone ? Et, objet de paradoxe, l'homme peut-il agir sur lui-même et se
donner une nouvelle vie ? |
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Si tu devines ce que
je vais faire, je te rends le bébé,
sinon je le dévore. - Tu vas le dévorer,
s’écrie la mère.
Si le crocodile ne dévore pas le bébé,
la mère s’est trompée et le crocodile doit dévorer le bébé!
Si le crocodile dévore le bébé, la mère
a dit vrai et le crocodile manque à sa parole. S’il rend le bébé, la mère
s’est trompée et le crocodile manque à sa parole. De toute manière, l’animal
manque à sa parole. Puisqu’il n’a aucun espoir de satisfaire le sens de
l’honneur, on ne peut douter qu’il agira en accord avec sa nature. |
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Carl G. Hempel (1905-1997), philosophe
américain, d’origine allemande, proposa ce paradoxe en 1946.
Tous les corbeaux sont noirs.
C’est
une contraposition
Tout ce qui n’est pas noir, n’est pas
corbeau.
Le papier de ce livre est blanc. Ca n’est pas un corbeau. NB: Alors que les corbeaux sont environ
un demi-million sur la planète, les autres objets non-noirs sont en nombre
astronomique.
Tout ce qui n’est pas blanc, n’est pas
corbeau. Un geai bleu n’est pas blanc, il n’est
pas corbeau. Paradoxe
Exemple: Tous les
centaures sont verts. Or X est
un centaure. Donc X
est vert. Très bien, mais les centaures
n’existent pas. Un génie pourrait s’échiner à chercher des centaures non
verts, il n’en trouverait pas et conclurait que l’affirmation est vraie.
C’est évident, puisqu’il n’existe aucun centaure de quelque couleur que ce
soit. Il est alors curieux de dire que l’affirmation est vraie.
Pour l’affirmation: au moins un corbeau
noir, et Pour la contraposition: au moins un
non-corbeau non noir (un flamant rose, par exemple) |
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Paradoxe plaisanterie! |
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Tous les êtres humains mesurent moins
de trois mètres.
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ou grue-bleen (en anglais) |
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Paradoxe imaginé par le philosophe
américain Nelson Goodman (1906-1998) en 1953.
Affirmation vleu-bert: toutes
les émeraudes sont vleues.
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Énigme énoncée par Jules Henri Poincaré (1854-1912). Hypothèse de la masse constante: Ellis
et Schlesinger en 1962.
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Merci Hatice |
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Aporie
Antinomie
Antilogie
Antiphrase
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Voir Dicoculture / Traits d'esprit / Types de raisonnement
Paradoxe de Philip K. Dick (1928-1982)
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Conger leva les bras au ciel: "Voici un étrange paradoxe. Ceux qui prennent la vie
d'autrui perdront la leur. Ceux qui tuent mourront. Mais celui qui donne la
vie vivra!" Extrait
le la nouvelle: Le crâne (Nouvelles de 1947-1953) Nouvelle
fantastique basée sur le fait de remonter le temps pour corriger une erreur:
Au XXIIe siècle, Omar Conger, un prisonnier condamné pour trafic
en tout genre, est envoyé dans le passé, en 1960, afin d'éliminer un individu
avant qu'il ne prononce un discours antimilitariste qui changera l'avenir de
l'humanité. |
Voir Romans
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Le paradoxe de la productivité (ou paradoxe de
Solow) est un paradoxe économique selon lequel des inventions technologiques
majeures, comme l'électricité ou Internet, peuvent ne pas provoquer
d'augmentation de la productivité dans un pays. Le paradoxe de Solow désigne l’idée que les
innovations numériques majeures — notamment l’informatique — ne se traduisent
pas immédiatement dans les statistiques de productivité, malgré leur présence
massive dans l’économie. |
Le paradoxe est formulé en 1987 par Robert Solow,
qui remarque : « On voit des ordinateurs partout, sauf dans les statistiques
de productivité. » Autrement dit, même si les entreprises investissent
massivement dans les technologies de l’information, les gains mesurés de
productivité restent faibles ou tardent à apparaître. |
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Plusieurs explications ont été avancées. La plus classique est celle du temps de latence :
les innovations majeures nécessitent souvent une longue période d’adaptation
avant de produire des effets mesurables. Paul A. David montre par exemple que l’électricité,
pourtant révolutionnaire, n’a réellement amélioré la productivité qu’après
plusieurs décennies, le temps que les organisations réinventent leurs
méthodes de production. |
Des exemples illustrent ce décalage :
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Aujourd’hui, le débat ressurgit avec l’IA, le big
data ou la digitalisation. Ces technologies transforment profondément les
pratiques, mais leurs effets sur la productivité semblent encore en décalage
avec les attentes, prolongeant ainsi le paradoxe de Solow. |
L’essor de l’intelligence
artificielle, du machine learning et des infrastructures
de données rappelle fortement les vagues technologiques précédentes. Comme
pour l’informatique dans les années 1980 ou Internet dans les années 1990,
les organisations adoptent ces outils avant d’en tirer pleinement parti.
Plusieurs raisons expliquent ce décalage. D’abord, le temps de réorganisation : les
entreprises doivent repenser leurs processus, redistribuer les tâches, former
les équipes et intégrer l’IA dans des chaînes de décision souvent complexes.
Tant que les organisations ne sont pas restructurées autour de ces
technologies, les gains restent limités. Ensuite, la courbe d’apprentissage : l’IA exige des
compétences nouvelles — data engineering, gouvernance des modèles,
supervision humaine — qui ne s’acquièrent pas instantanément. Les premières
années sont souvent marquées par des expérimentations coûteuses et des gains
localisés. S’ajoute la difficulté de mesurer la productivité
dans les services numériques. Une partie des bénéfices — qualité, rapidité,
personnalisation — échappe aux indicateurs traditionnels. Ainsi, même si l’IA est omniprésente dans les
discours, les budgets et les outils, les
statistiques de productivité restent modestes, prolongeant le paradoxe
de Solow dans sa version contemporaine. Le véritable impact pourrait
n’apparaître qu’après une phase d’adaptation organisationnelle comparable à
celle observée lors des précédentes révolutions technologiques. |
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