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Édition du: 09/12/2025

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Intelligence artificielle – I.A.

 

Personne ne viendra lire cette page sans avoir sa petite idée sur ce qu’est l’intelligence artificielle. C'est un vaste sujet. Il s'agit de la faculté de reproduire un " raisonnement " par des moyens informatiques. C’est l’ordinateur qui "pense"… pour reconnaître, s'adapter à des situations… comme le ferait un être humain. L'I.A fait partie de la cognitique.

 

En 1950, Alan Turing se posait la question: "Can machine think?". Quelques années plus tard, McCarthy propose de nommer les recherches dans ce domaine: intelligence artificielle. À cette époque les chercheurs, outre Turing et McCarthy sont: Claude Shannon, Marvin Minsky, Rochester …

 

John McCarthy (1958 – MIT; puis Stanford en 1962) est l'inventeur du premier langage d'intelligence artificielle: le langage LISP (List Processor). Suivra en 1972, le langage PROLOG conçu par le Français Alain Colmeraurer. C'est McCarthy qui a proposé le terme: intelligence artificielle dont il propose la définition suivante: l'IA est la science et l’ingénierie de fabrication des machines intelligentes, notamment des programmes informatiques intelligents.

  

 

Sommaire de cette page

>>>  Approche

>>> Trois méthodes

>>> Trois méthodes par l'exemple

>>> Ascendant ou descendant

>>> Une vision du domaine

>>> Crainte de l'IA

>>> Vocabulaire

>>> Glossaire de l'IA

 

Débutants

Logique

 

Glossaire

Logique

 Anglais: Artificial Intelligence – A.I.

 

 

C'est logique ! Où il y a de l'intelligence artificielle, il a forcément de la stupidité artificielle.

It figures*. If there's artificial intelligence, there's bound to be some artificial stupidity.

* Lit. ça n'a rien d'étonnant

Voir Pensées & humour / Tournures anglaises

 

 

 En bref

L'informatique               traite les données          (informations numériques).

L'intelligence artificielle traite les connaissances (informations symboliques).

 

Prospective: beaucoup croient que le projet de l'intelligence artificielle va bien au-delà de la simple simulation de comportements intelligents et qu'il porte sur la réification d'une conscience. Les développements actuels (2017) porteraient sur l'IA faible pour devenir, à terme, une IA forte.

 

Marché prévisionnel de l'IA

Les mots clés de l'IA:

*       Machine learning (apprentissage automatique ou apprentissage statistique)

*       Deep learning (apprentissage profond)

*       Réseaux à apprentissage (neuronique)

*       Big data

*       Algorithmes

*       Robots

*       Théorie de l'information

*       GAN: Generative Adversarial Networks

 

*       GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft)

*       NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber)

 

Deux vagues d'IA

*       l'IA faible ou descendante: imitation fidèle d'un comportement observé et qui est reproduit à l'identique à l'aide d'un programme informatique. Il est très performant dans son domaine mais reste confiné dans celui-ci, sans possibilité d’évoluer.

*       l'IA forte (ascendante): cette fois le comportement humain est mimé par suite d'apprentissage et accumulation de connaissances de plus en plus complexes. La machine est dotée d'une sorte de conscience d'elle-même. Les algorithmes évoluent et échappent progressivement au cadre fixé au départ par leurs auteurs.

 

Il existe de nombreux sites expliquant la théorie.

On essaie, ici, de toucher du doigt le domaine,

de comprendre les mécanismes et les enjeux.

 

 

Weapon or Math Destruction

Titre du livre (2018) de Cathy O'Neil, mathématicienne américaine, dénonçant les dangers des algorithmes d'IA conduisant à la prise automatique de décisions.

Jeu de mots avec Weapons of Massive Destruction, armes de destruction massive.

Voir Pensées & humour

 

 

 

Approche

Ordinateurs

 

Les ordinateurs sont devenus de plus en plus puissants, mais ils ne permettent pas de toujours résoudre tous les problèmes.

La matériel n'est peut être pas en cause. C'est le logiciel qu'il faut améliorer.

Logiciels

 

La construction de logiciels s'appuie sur plusieurs approches:

 

 

 

 

TROIS MÉTHODES

 

Une approche algorithmique

 

 

Elle nécessite l’écriture du processus à suivre pour résoudre le problème puis sa transcription en un programme. Lorsque le problème est complexe, ce peut être une étape coûteuse ou impossible.

D’autre part, les ordinateurs sont des machines complètement logiques qui suivent à la lettre chacune des instructions du programme. C’est un avantage lorsque tous les cas ont été prévus à l’avance par le développeur de l'algorithmique.

 

 

Systèmes experts

 

 

La seconde approche par possible est celle de l’intelligence artificielle (IA), avec pour application la plus connue les systèmes experts.

Voir  Raisonnement par système expert

 

Ici, la résolution du problème s'appuie sur un ensemble de règles données par l’expert humain du domaine.

Il n’en demeure pas moins que toutes les règles doivent avoir été exprimées préalablement au traitement, et que le programme demeure binaire dans son exécution. Les cas qui n’ont pas été prévus par l’expert ne seront pas correctement traités.

L’introduction de la logique floue ne change pas la nature des limitations d’emploi du programme: l'exécution reste totalement déterministe.

 

 

Alors, comment aller plus loin?

 

L’approche basée sur la connaissance s'applique là où la modélisation de la connaissance est possible, sous forme de règles, par exemple:

 

 

Pour les sciences "exactes"

*      l'électronique,

*      la mécanique,

*      la physique,

*      etc.

La connaissance y est explicite.

 

 

Et non les sciences dites "humaines"

*      la médecine,

*      la psychologie,

*      la philosophie,

*      etc.

La connaissance y est empirique.

 

Les réseaux neuroniques

 

Les deux approches indiquées ne suffisent pas pour

*    de la reconnaissance de formes,

*    du diagnostic,

*    du contrôle moteur,

*    de la traduction automatique,

*    de la compréhension du langage,

*    etc.

 

Pour cette troisième approche, on cherche à s’inspirer du traitement de l'information effectué par le cerveau.

En effet, la structure du système nerveux, les mécanismes mentaux, les processus neurophysiologiques, l'architecture du cerveau sont à la base du développement d’un comportement intelligent.

Les réseaux de neurones artificiels tentent de reproduire ce comportement.

 

 

 

TROIS MÉTHODES

Approche avec l'exemple du jeu de dames

Niveaux

Trois niveaux possibles de " raisonnement "
ou plutôt: trois méthodes utilisées en intelligence artificielle

 

ALGORITHME

 

Programmation impérative

 

Avant chaque mouvement de pièce, exploration de tous les cas possibles. On peut, au prix d'une certaine complexité, y ajouter des tests pour éviter d'explorer des cas de figures très probablement perdants.

Le but étant de diminuer le nombre des calculs qui sont trop nombreux pour être calculés en un temps raisonnable. C'est encore pire aux échecs comparés aux dames.

>>> Suite

 

 

EXPERT

 

Programmation déclarative ou

logique

 

Dans une base de connaissances, on pourrait enregistrer

un grand nombre de parties connues.

Si le système reconnaît une de ces parties, il joue les coups enregistrés.

On voit bien ici que l'algorithme déroule systématiquement l'exploration de tous les coups permis.

 

Avec le système expert, comme son nom l'indique, une bonne dose de connaissances du jeu a été introduite.

Ça n'est plus une simple mécanique en action, mais l'utilisation de règles de déduction basées sur la forte connaissance des spécialistes humains.

>>> Suite

 

 

NEURONIQUE

 

Programmation fonctionnelle

 

Apprentissage en jouant des parties et en tentant de mémoriser les différences entre-elles.

Trouver les caractéristiques de chacune.

La machine se bonifie à chaque partie

 

L'homme en face ne sait pas très bien ce que la machine mémorise pour arriver au résultat. Mais ça marche!

 

Aucune expertise n'est apportée. Sinon par mimétisme du joueur en face de la machine.

Et encore! On a conçu des machines neuroniques qui jouaient entre elles. Un programme de sélection récompensait les plus fortes et éliminaient les plus faibles. Par auto-adaptation restait une seule machine qui s'est révélée très performante.

 

Voir l'exemple des échecs avec l'évolution des programmes Deep Blue (1996 – Classique)) et AlphaZero (2017 – Apprentissage profond).

>>> Suite

 

Conclusion

 

Les trois manières de trouver une solution sont très différentes et s'appliquent à des cas d'application spécifiques. Elles sont complémentaires.

 

Machine learning

Le Machine Learning est un sous-ensemble de l'IA. Les réseaux neuroniques sont une des technologies de base.

Arthur Samuel en 1959 en fut le pionnier et il définit le machine learning comme le champ d’étude qui donne aux ordinateurs la capacité d’apprendre sans être explicitement programmés à apprendre.

La qualité des prédictions des algorithmes s’améliore avec l’expérience.

 

 

 

 

Démarches

DESCENDANTE

ASCENDANTE

*    Les robots ou automates programmés pour faire quelque chose ne font que ce qu'on leur a injecté comme instruction.

*    "Insectes" de Brooks qui se débrouillent par essais et erreurs; par apprentissage et, sélection des plus adaptés.

*    Ils reflètent les idées et la logique des humains.

*    Ils peuvent donner naissance presque sûrement à de l'inattendu.

*    L'école descendante soutient que l'esprit est comme un programme d'une immense complexité dans un ordinateur

*    Hopfield pense que l'intelligence pourrait naître de la théorie quantique d'atomes stupides sans aucun programme d'aucune sorte.

*    Sa théorie: tout comme un objet quantique minimise son énergie, un circuit de réseau de neurones, lui aussi, doit minimiser son énergie.

*    Turing, avec sa machine, a saisi l'essence mathématique de la machine à calculer universelle.

*    Hopfield a découvert l'une des lois universelles des réseaux de neurones.

D'après: Visions de Michio Kaku – Chapitre sur la révolution informatique

 

 

                                                                                                                 

Une vision du domaine

 

    Les systèmes experts, permettant d'appliquer des règles pour prendre des décisions ou découvrir de nouvelles connaissances. >>>

    La logique floue, permettant de contrôler des systèmes informatiques ou mécaniques de manière beaucoup plus souple que les programmes traditionnels.>>>

    Les algorithmes de recherche de chemin, dont le A* très utilisé dans les jeux vidéo pour trouver les meilleurs itinéraires.>>>

    Les algorithmes génétiques, utilisant la puissance de l'évolution pour apporter des solutions à des problèmes complexes.

    Les principales métaheuristiques, dont la recherche tabou, trouvant des optimums à des problèmes d'optimisation, avec ou sans contraintes.

    Les systèmes multi-agents, simulant des foules ou permettant des comportements émergents à partir de plusieurs agents très simples.

    Les réseaux de neurones, capables de découvrir et de reconnaître des modèles, dans des suites historiques, des images ou encore des données. >>>
 

Extrait et commentaire du sommaire du livre de Virginie Mathivet

 

 

La crainte l'intelligence artificielle (IA)

 

Trois personnages célèbres, entre autres, se prononcent sur les dangers à terme de l'IA: Bill Gates, Stephen Hawking et Elon Musk .

 

Certains redoutent que ces technologies:

*    soient tellement sophistiquées qu'elles se mettent à avoir des effets pervers (bugs), 

*    échappent au contrôle,

*    soient détournées par des hackers-pirates, ou

*    soient délibérément malfaisantes (cyberguerre).

La science-fiction invente des utopies; l'IA pourrait devenir une dystopie.

 

L'ordinateur ne peut pas se mettre à avoir une conscience pour nuire à l'homme. Par contre, il peut devenir idiot. Le cerveau humain, lui, est doué de discernement dans notre environnement complexe.

 

Un défi pour les informaticiens: mettre en place les garde-fous pour assurer la sécurité des innovations en IA. 

 

Dans un premier temps les machines seront bien utiles: accomplissant des tâches à notre place sans être intelligente, malgré leur dotation en IA.

Puis l'IA va progresser. Elle deviendra très puissance au point de ne plus pouvoir la contrôler.

Sentiment de Bill Gates, co-fondateur de Microsoft

 

La plus grande menace pour notre existence, c'est l'IA. Nous devrions mettre en place une régulation au niveau national, voire international.

Sentiment d'Elon Musk, fondateur et patron de Tesla Motors et SpaceX

 

Réussir à créer une IA serait le plus grand événement dans l'histoire de l'homme, mais ce pourrait être le dernier. L'IA dépend de qui la contrôle et, on peut même se demander si elle peut être contrôlée. Sentiment de Stephen Hawking, scientifique.

D'après: IA: attention danger, même Bill Gates a peur! Raphaële Karayan – L'Express 02/02/2015

 

 

Vocabulaire

 

Voici une liste de mots et sujets que l’on retrouve dans le domaine de l’I.A. (Intelligence Artificielle). Voir le Glossaire pour les explications.
 

 

USAGES

*    Reconnaissance des chiffres et des lettres

*    Reconnaissances dans les images

*    Reconnaissance de la parole

*    Extraction d’information dans le bruit

*    Diagnostic médical

*    Compréhension et traduction des langages naturels

*    Auto adaptation des robots en production

 

OUTILS

*    Langages de programmation

*    Programmation et objets structurés

*    LOGO

*    PROLOG

*    LISP

*    Moteur d’inférences

*    Bases de connaissances

*    Modélisation

*    Graphes

*    Tableau noir

 

MÉTHODES

*    Procédures algorithmiques

*    Déclaration d’experts

*    Apprentissage neuronal

 

FONDEMENTS

*    Logique de Boole

*    Logique formelle

*    Logique des prédicats

*    Syllogismes

*    Déduction

*    Heuristique

*    Énigmes

*    Paradoxes

ÉPISTÉMOLOGIE

(fondements théoriques et valeurs)

*    Décidabilité (Hilbert)

*    Calculabilité (Turing)

*    Incomplétude (Gödel)

 

 

 

Glossaire de l'IA

haut

Les bases et les fondations

Terme

Définition

Intelligence artificielle (IA)

Discipline informatique (et interdisciplinaire) dont l’objet est de concevoir des systèmes capables d’imiter certaines fonctions cognitives humaines (raisonnement, perception, prise de décision, apprentissage…) afin d’assister ou de substituer l’effort humain.

IA faible

IA spécialisée dans une tâche précise, sans compréhension générale ni conscience. C’est l’ensemble des IA existantes aujourd’hui.

IA forte

Concept d’une IA capable de raisonnement général et d’autonomie cognitive, comparable à l’intelligence humaine. Cette forme d’IA reste théorique aujourd’hui.

 

Concept

IA faible

IA forte / AGI

Statut

Réelle, utilisée aujourd’hui

Théorique, n’existe pas encore

Type d’intelligence

Spécialisée

Générale, polyvalente

Capacités

Exécute une tâche précise, pas de compréhension

Raisonnement général, autonomie, adaptation

Conscience

Aucune

Hypothétique, selon les définitions

Exemples

Chatbots, reconnaissance d’images, assistants vocaux

IA fictives (HAL 9000, Data, etc.)

 

Algorithme

Suite d'instructions précises qu’un ordinateur suit pour traiter des données, résoudre un problème ou produire un résultat. Tous les systèmes d’IA reposent sur des algorithmes.

Données

Matière première de l’IA : textes, images, sons, chiffres utilisés pour entraîner les modèles. La qualité, la quantité et la diversité des données influencent fortement les performances.

Modèle

Représentation mathématique d’un système capable de faire des prédictions ou de prendre des décisions.

Big Data

Très grands volumes de données, souvent hétérogènes, qu’un système d’IA peut analyser. Le Big Data rend possible l’entraînement de modèles puissants, notamment quand les données sont massives et variées.

Réseau de neurones artificiel

Modèle computationnel inspiré — de façon lointaine et abstraite — du fonctionnement des neurones biologiques. Constitué de “neurones formels” interconnectés, il sert à traiter des données, détecter des patterns, apprendre et généraliser.

Pattern

Motif régulier ou un schéma récurrent détecté dans des données.

C’est quelque chose qui se répète dans les données et que le modèle apprend à identifier, classifier ou prédire.

Dans le cadre de l’IA, un pattern correspond à :

*       une récurrence dans des données (ex : des formes spécifiques dans une image),

*       une tendance ou un comportement typique dans des données brutes,

*       une caractéristique stable que le modèle utilise pour faire ses prédictions.

Exemples

En vision par ordinateur → reconnaître un visage = détecter des patterns (contours, symétrie, contraste).

En traitement du langage → détecter qu’un texte exprime une émotion = reconnaître des patterns lexicaux.

En analyse de données → repérer des clients ayant un comportement similaire = trouver des patterns dans leur historique.

Apprentissage supervisé

Méthode d’apprentissage où le modèle est entraîné à partir de données annotées (exemples avec réponses).

Apprentissage non supervisé

Méthode où le modèle découvre des structures ou des regroupements sans indication préalable.

 

Les méthodes d’apprentissage

Machine Learning (ML)

Sous-domaine de l’IA où les modèles apprennent à partir de données sans être explicitement programmés. L’algorithme ajuste ses paramètres selon les données d’entrée/sortie.

Apprentissage supervisé

Méthode ML dans laquelle les données d'entraînement sont étiquetées (entrées + sorties connues). Le modèle apprend à prédire la bonne sortie. Utile pour classification, reconnaissance d’images, traduction, etc.

Apprentissage non supervisé

Méthode ML utilisant des données non étiquetées : l’algorithme cherche par lui-même des structures, des régularités, des regroupements, ou des motifs cachés dans les données. Utilisé pour clustering, segmentation, détection d’anomalies, etc.

Clustering

Le clustering (ou regroupement, segmentation en clusters) est une technique d’apprentissage non supervisé qui consiste à regrouper automatiquement des données similaires entre elles, sans connaître à l’avance les catégories.

Autrement dit, l’algorithme cherche lui-même des groupes naturels dans un ensemble de données.

Apprentissage par renforcement

Méthode ML dans laquelle un agent interagit avec un environnement : il effectue des actions, reçoit des récompenses ou pénalités, et apprend à optimiser ses décisions pour maximiser la récompense cumulative. Très utilisé en robotique, jeux, systèmes adaptatifs.

Apprentissage profond Deep Learning (DL)

Branche du ML utilisant des réseaux de neurones profonds (à plusieurs couches) pour traiter des données souvent complexes ou non structurées (images, texte, audio) et en extraire automatiquement des caractéristiques, et résoudre des problèmes difficiles.

Réseau de neurones

Structure inspirée du cerveau humain, composée de “neurones” artificiels interconnectés.

Entraînement

Phase où le modèle ajuste ses paramètres pour minimiser les erreurs sur les données d’apprentissage.

Overfitting (surapprentissage)

Situation où le modèle apprend trop bien les données d’entraînement, au détriment de sa capacité à généraliser.

Underfitting (sous-apprentissage)

Le modèle est trop simple ou trop peu entraîné : il n’arrive pas à capturer les motifs (patterns) des données.

Transformer

Architecture de réseau de neurones introduite en 2017, permettant un traitement parallèle du texte grâce au mécanisme d’attention.
C’est la base des LLM modernes.

Attention / Self-Attention

Mécanisme permettant à un modèle d’identifier quelles parties d’un texte sont importantes pour comprendre ou générer une phrase.

Élément central des transformers.

Embeddings

Représentations numériques compressées de mots, phrases, images ou concepts.

Ils capturent les relations sémantiques (ex. : “roi – homme + femme ≈ reine”).

Prompting

Technique consistant à guider un modèle de langage par des instructions textuelles précises. Le prompting est l’art de formuler ces instructions.

Fine-tuning

Réentraînement d’un modèle existant sur un jeu de données plus petit et spécialisé pour l’adapter à une tâche ou un domaine particulier.

RLHF — Reinforcement Learning from Human Feedback

Technique de réglage des modèles où les humains évaluent les réponses, et le modèle apprend à imiter celles jugées les meilleures.

Utilisé pour rendre les LLM plus sûrs et plus utiles.

Token

Unité minimale utilisée par les modèles de langage (souvent un morceau de mot ou un symbole).

Moins qu’un “mot”, mais plus qu’un “caractère”.

 

Les technologies et les évolutions

GPU / TPU

GPU : processeur graphique utilisé pour l’entraînement des modèles (énormes capacités de calcul parallèle).

TPU : processeur spécialisé conçu par Google pour accélérer les réseaux de neurones.

Modèle génératif

Modèle capable de produire du contenu (texte, image, son) à partir d’une consigne.

Modèle d’IA entraîné pour générer de nouvelles données similaires à celles sur lesquelles il a été entraîné (texte, image, audio, etc.). Par exemple pour créer du texte, des images ou des sons “nouveaux”.

Les modèles génératifs modernes reposent souvent sur des architectures de deep learning ou des réseaux complexes. Cela reflète l’évolution de l’IA vers la “génération” en plus de la “reconnaissance”

LLM — Large Language Model (Modèle de Langage de Grande Taille)

Modèle d’IA entraîné sur d’immenses quantités de textes, capable de prédire, générer et structurer du langage humain. Utilise souvent des architectures comme les transformers.

Exemples : GPT, Claude, Llama.

IA conversationnelle

Système capable de dialoguer avec un humain en langage naturel (ex. assistants vocaux, chatbots).

Vision par ordinateur

Capacité d’un système à interpréter des images ou des vidéos.

Traitement du langage naturel (NLP)

Ensemble de techniques permettant à une machine de comprendre et produire du langage humain.

IA embarquée

IA intégrée dans des objets physiques (voitures, robots, smartphones).

Edge computing

Traitement des données directement sur les appareils, sans passer par le cloud.

Inference (inférence)

Phase où le modèle utilise ce qu’il a appris pour produire une réponse.

Par opposition à l'entraînement, qui est la phase d’apprentissage.

 

Les enjeux et les limites

Qualité et représentativité des données

Comme les systèmes d’IA apprennent à partir de données, si ces données sont biaisées, incomplètes ou non représentatives, l’IA peut reproduire ou amplifier des biais, ou produire des résultats incorrects. Le phénomène de biais algorithmique (ou biais de données) est un des défis majeurs.

“Boîte noire” / manque d’explicabilité (opacité)

Les modèles complexes (notamment les réseaux profonds) peuvent être très opaques : il est difficile de comprendre exactement pourquoi ils prennent telle ou telle décision. Cela pose problème quand on cherche de la transparence, de la confiance, ou pour répondre à des obligations légales/éthiques.

Généralisation vs spécialisation

Beaucoup de systèmes d’IA sont des IA “faibles” — c’est-à-dire très performants sur un domaine précis, mais incapables de “raisonner” ou de s’adapter à des situations très différentes. L’IA forte (ou générale) reste un rêve/futur — les limites actuelles sont nombreuses.

Biais algorithmique

Distorsion involontaire dans les résultats d’un modèle, souvent liée aux données d’entraînement.

Explicabilité

Capacité à comprendre comment une IA prend ses décisions.

Éthique de l’IA

Réflexion sur les usages responsables, les impacts sociaux et les limites morales de l’IA.

Hallucination

Production par une IA de réponses fausses ou incohérentes, présentées comme vraies. Car l'IA génère du texte à partir de probabilités et non de connaissances réelles.

Vie privée, données sensibles, éthique

L’emploi de grandes quantités de données — souvent personnelles — pose des enjeux de confidentialité, consentement, et responsabilité. L’utilisation de l’IA doit être guidée par des principes éthiques, transparence et respect des droits.

RGPD

Règlement européen encadrant la protection des données personnelles, impactant l’usage de l’IA.

Ressources / coût computationnel

Les modèles complexes, en particulier en deep learning, nécessitent beaucoup de données, de puissance de calcul, d’énergie — ce qui pose des défis techniques, environnementaux, économiques.

Computationnel

Le mot computationnel (anglicisme de computational) qualifie tout ce qui relève du calcul automatisé réalisé par une machine. Dans l’IA, un modèle computationnel est un système basé sur des calculs mathématiques et algorithmiques permettant de traiter ou d'apprendre à partir de données.

Dire qu’un système a une approche ou une méthode computationnelle signifie qu’elle repose sur :

*       des calculs automatiques effectués par un ordinateur,

*       des modèles mathématiques (réseaux de neurones, statistiques, optimisation…),

*       un traitement algorithmique des données,

*       une capacité à exécuter un grand nombre d’opérations très rapidement.

 

 

 

 

 

 

Suite

*       Systèmes experts

*       Automate

*       Modèles à raisonnement

*       Informatique

*       IA et maths

*       Intelligence humaine

*       Robots

*       Historique

Voir

*       Counterfactual regret minimisation

*       Dualité

*       Énigmes et paradoxes

*       Équilibre de Nash

*       Événements chronologiques

*       Fractales

*       Histoire de l'informatique

*       Histoire des ordinateurs

*       Incomplétude

*       Intelligence

*       Intelligence des animaux

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*       Outils de la logique

*       Poker et intelligence artificielle

*       Puissance de calcul

*       Raisonnement

*       Réseaux neuronaux

*       Systèmes experts

*       Turing et le Bureau 47

Livres

*      L'Intelligence Artificielle pour les développeurs – Concepts et implémentations en C# – Eni Éditions par Virginie Mathivet, Docteur Ingénieur INSA, professeur permanent à l'EPSI de Lyon – Décembre 2014

*      L'intelligence artificielle – Jean-Gabriel Ganascia – Le Cavalier Bleu – 2007

*      Le Mythe de la singularité. Faut-il craindre l’intelligence artificielle? – Jean-Gabriel Ganascia – Seuil – 2017

Sites

*      Glossaire IA 2025 : Votre guide complet pour comprendre l'intelligence artificielle – David Informaticien – 04/12/2025

*      Le portail de l'intelligence artificielle et des startups IA – ACTU IA

*      Apprentissage automatique – Wikipédia

*      Machine learning et deep learning, comment ça marche? – Ludovic Louis – Siècle digital – 22/12/2016

*      De l’intelligence artificielle aux humanités numériques – Entretien avec Milad Doueihi et Jean-­Gabriel Ganascia – La vie des idées – 2014

*      A Very Short History Of Artificial Intelligence (AI) – Gil Press – 2016

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